sécurité et équitation

Dans leur questionnaire, les scientifiques ont testé la validité d’un certain nombre d’hypothèses de sécurité relatives à l’équitation – et dans certains cas, ils ont obtenu des résultats très surprenants.

– Par exemple, il a été constaté que l’hypothèse fréquemment évoquée selon laquelle les femmes cyclistes utilisent plus souvent des équipements de sécurité que leurs collègues masculins n’a pas pu être confirmée : Le sexe n’a pas eu d’influence significative sur la sensibilisation à la sécurité dans l’enquête.

– Il n’a pas non plus été prouvé que les cavaliers novices se protègent mieux que les cavaliers expérimentés. Toutefois, on peut confirmer que le comportement en matière de sécurité se détériore plus on s’exerce à monter à cheval. Cela pourrait avoir des causes différentes, comme le pensaient les chercheurs : Il est possible que les cavaliers expérimentés partent du principe que leur plus longue expérience leur permet de mieux contrôler le cheval et donc de se sentir plus en sécurité, et qu’ils accordent moins d’importance à un équipement de protection approprié.

– Cependant, l’hypothèse selon laquelle les enfants et les adolescents se protègent généralement mieux que les cyclistes plus âgés a pu être confirmée – même si la question de savoir si l’impulsion pour cela venait des jeunes cyclistes eux-mêmes ou de leurs parents ou entraîneurs reste ouverte.

– L’hypothèse selon laquelle les cavaliers qui ont des enfants se protègent mieux que ceux qui n’en ont pas s’est également avérée vraie.

– L’hypothèse selon laquelle les cavaliers qui ont déjà eu un grave accident d’équitation se protègent mieux a également été confirmée.

– Il n’est pas vrai, cependant, que les coureurs qui ont vu ou ont dû voir un accident ont par la suite renforcé leurs propres mesures de protection : L’observation laisse évidemment beaucoup moins de traces que la douleur ressentie personnellement – et ne conduit pas à un changement de comportement significatif. Un détail remarquable est que 98 % des personnes interrogées ont déclaré avoir déjà été témoins d’un accident d’équitation.

– Les résultats ont également confirmé que les cavaliers de saut d’obstacles, de dressage et de concours complet se protègent généralement mieux que les autres (par exemple les cavaliers occidentaux). Il a également été démontré que les cavaliers de compétition qui pratiquent leur sport sur des chevaux de race warmblood ou pur-sang utilisent plus souvent des équipements de protection que les cavaliers de loisir.

– L’hypothèse selon laquelle les autres propriétaires de chevaux et les cavaliers de la même écurie qui attachent une grande importance à l’équipement de protection ont une influence positive sur leurs compagnons d’écurie s’est également avérée vraie – ils sont en effet des modèles importants pour les autres et occupent la deuxième place dans un classement des facteurs d’influence les plus efficaces de l’enquête.

– Cependant, le facteur le plus important qui détermine si nous utilisons effectivement un équipement de protection lorsque nous roulons ou non est notre attitude personnelle à l’égard de cet équipement : Plus notre attitude de base est positive, plus nous portons souvent et systématiquement un casque d’équitation, un gilet de protection, etc. Les principales raisons conduisant à une attitude négative semblent être – selon les scientifiques – une mauvaise conception, le maintien de vieilles traditions, un confort médiocre et des doutes sur l’efficacité des produits de sécurité. Les fabricants de ces équipements devraient analyser ces motifs plus en détail et en tenir compte dans le développement ultérieur de leurs produits, concluent-ils.

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